LA GREFFE D’UN ORGANE AMPUTE EN APPLICATION D’UNE PEINE CORPORELLE (HADD) OU DE LA LOI DU TALION (QISAS)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Louanges à Allah, Seigneur des Mondes.

Que les éloges, et le Salut soient sur notre Maître Mohamed, Ultime Messager, sur les Siens et sur Ses Compagnons.

RÉSOLUTION N°58 (9/6)

LA GREFFE D’UN ORGANE AMPUTE EN APPLICATION

D’UNE PEINE CORPORELLE (HADD) OU DE LA LOI DU TALION (QISAS)

Le Conseil de l’Académie Internationale du Fiqh Islamique, réuni en sa sixième session, tenue à Jeddah (Royaume d’Arabie Saoudite), du 17 au 23 Cha’abane 1410 H (14 au 20 mars 1990) :

Ayant examiné les études soumises à l’Académie sur la question de « la greffe d’un organe amputé en application d’une peine corporelle (hadd) ou de la loi du Talion (qisas) », et écouté les discussions à ce sujet ;

Compte tenu des objectifs de la Charia islamique dans l’application du “Hadd” qui visent la sanction, la dissuasion et la punition et qu’à cette fin, les effets (résultant de l’application de la sanction) doivent persister afin de servir de leçon, d’admonition et d’éradication du crime ;

Vu que, la restauration, grâce à la chirurgie moderne, d’un organe amputé en application d’une peine corporelle “Hadd”, exige une opération immédiate, qui ne peut être effectuée qu’à la suite d’une préparation médicale spéciale et une complicité, indiquant par là un manque de sérieux dans l’application de la peine “Hadd” et dans son efficacité :

DÉCIDE CE QUI SUIT :

Premièrement : Il n’est pas permis par la Charia, de rétablir l’organe amputé en application d’une peine “Hadd”, car la persistance de son effet représente la pleine application de la sanction prescrite par la Charia, et évite toute négligence dans son exécution et toute contravention aux dispositions de la Charia.

Deuxièmement : Étant donné que la loi du Talion (“Qisas”) a été prescrite pour établir l’équité, pour rendre justice à la victime, garantir le droit à la vie de la société, assurer la sécurité et la stabilité, il n’est pas permis de restaurer un organe amputé en application du “Qisas”, sauf dans les cas suivants :

  1. Si, après exécution du “Qisas”, la victime accorde l’autorisation de la restauration de l’organe amputé du condamné.
  2. Si la victime a pu restaurer son organe.

Troisièmement : En cas d’erreur judiciaire ou d’exécution, il est permis de restaurer l’organe amputé en application d’une peine corporelle (“Hadd”) ou de la loi du Talion (“Qisas”).

Allah est Plus Savant

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