La Situation en Palestine, et en particulier les Attaques contre la Mosquée Sainte Al-Aqsa, ainsi que la situation en Irak, en Somalie et au Soudan
30 avril، 2009

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Déclaration de l’Académie Internationale de Fiqh Islamique

Sur

La Situation en Palestine, et en particulier les Attaques contre la Mosquée Sainte Al-Aqsa, ainsi que la situation en Irak, en Somalie et au Soudan

Publié à l’occasion de la dix-neuvième session de la Conférence du Conseil de l’Académie à Charjah du 26 au 30 Avril 2009.

Louange à Allah, Seigneur des mondes, et que la prière et la paix soient sur notre maître Muhammad, le sceau des prophètes, sur sa famille ainsi que tous ses compagnons.

L’Académie Internationale de Fiqh Islamique issue de l’Organisation de la Conférence Islamique réunie pour sa dix-neuvième session dans l’Émirat de Charjah (Émirats arabes unis) du 1 au 5 Joumada al-Oula 1430 H, correspondant aux 26-30 avril 2009, en tant que référence dans le domaine du Fiqh pour la Oumma , consciente de ses responsabilités et partant de son devoir envers la Oumma face aux défis et aux dangers, en particulier en ce qui concerne la Palestine, l’Irak, la Somalie et le Soudan, affirme ce qui suit :

Premièrement : la Palestine et la Mosquée Al-Aqsa

L’Académie Internationale de Jurisprudence Islamique observe avec réprobations toutes les souffrances affligées au peuple palestinien fier et engagé dans un conflit acharné avec l’ennemi sioniste brutal et arrogant, qui se moque du respect des droits de l’homme les plus élémentaires, en particulier lors de la récente agression contre la bande de Gaza, du déplacement de réfugiés, de la famine et de l’insécurité de l’embargo et des meurtres qui n’épargnent ni vieillards, ni enfants, ni femme, ni infirmes.

À cela vient s’ajouter l’interdiction des aides et des ravitaillements répondant aux besoins humanitaires minimaux en nourriture et en médicaments.

Face à ces crimes odieux, l’Académie appelle les pays du monde entier et les pays du monde musulman en particulier à s’acquitter de leur devoir légitime, fraternel et humanitaire de mettre fin aux souffrances du peuple palestinien et de lui fournir les ressources essentielles dont il a besoin.

L’Académie Internationale du Fiqh Islamique lance également un appel à toutes les factions du peuple palestinien et aux composantes de la société civile pour qu’ils unissent leurs rangs et leur position envers la Palestine afin de repousser les dangers, protéger leurs droits et mettre un terme à l’occupation par tous les moyens possibles. De même, l’Académie exhorte la communauté internationale à agir de manière décisive et énergique afin de dissuader l’occupation de poursuivre sa pratique de la violence et du terrorisme.

L’Académie exprime également sa profonde préoccupation et ses craintes en raison de la judaïsation que subit la noble ville d’Al-Quds (Jérusalem) dans le but de faire disparaître son identité arabe et islamique, ainsi que les tentatives pour démolir la mosquée Al-Aqsa et le harcèlement des premiers habitants de Jérusalem, musulmans et chrétiens. L’Académie souligne aussi que la ville d’Al-Quds (Jérusalem) et la mosquée d’Al-Aqsa sont sacrées pour les musulmans du monde entier et que la mosquée d’Al-Aqsa est aussi la première direction vers laquelle priaient les musulmans, et le lieu vers lequel le Prophète (PSL) effectua son voyage nocturne et duquel il s’éleva vers le ciel le plus haut et réaffirme que la mosquée d’Al-Asa appartient aux musulmans seuls et que les juifs n’ont aucun lien avec celle-ci. Il est obligatoire de prendre garde aux dangers de violer le caractère sacré de cette mosquée et de tenir les autorités d’occupation et les pays qui les soutiennent responsables de toute attaque contre Al-Aqsa et la ville d’Al-Qouds Al-Sharif. Aucun compromis ne peut être fait au sujet de ces deux lieux et nul n’est autorisé à faire la moindre concession les concernant. Ces lieux sont bien trop nobles pour être l’objet de concession.

L’Académie appelle tous les dirigeants et les peuples du monde arabe et musulman à soutenir le peuple palestinien opprimé et à assumer leur responsabilité religieuse, nationale et historique de défendre la ville de Al-Quds et de sa mosquée sacrée et de se tenir aux côtés de ce peuple résistant et de renforcer leur présence afin d’empêcher la judaïsation ou l’internationalisation de la ville, ce qui est inacceptable, quelle que soit la situation.

Deuxièmement : la République d’Irak

L’Académie Internationale du Fiqh Islamique appelle tout le peuple irakien à œuvrer sérieusement et sincèrement pour préserver l’unité, l’indépendance et la souveraineté de l’Irak sur son territoire, à mettre en place un véritable équilibre entre toutes les composantes du peuple irakien et ses factions. L’Académie appelle aussi à la concrétisation de la réconciliation nationale sur la base de la tolérance et du respect des droits de tous et appelle à mettre fin à la présence de forces étrangères et au retour de l’Irak pour jouer efficacement son rôle dans les rangs de la communauté arabe et musulmane.

Troisièmement : la Somalie

Concernant les événements en Somalie, l’Académie lance un appel aux frères somaliens, au Président, au gouvernement et au peuple et les invite à se réconcilier sincèrement à mettre fin aux combats et à la division et à privilégier l’intérêt supérieur du peuple somalien aux intérêts personnels et les implore de ne pas manquer cette occasion de se réconcilier à l’ombre d’un gouvernement légitime.

L’Académie appelle également à ne pas répondre aux appels qui visent à diviser les rangs et affaiblir les efforts sincères dont la Somalie a besoin à ce stade crucial de son histoire. L’Académie appelle aussi les Somaliens à se réunir dans le but de construire et non de détruire, d’unifier et non de diviser et de développer et non de reculer, tout cela pour le retour de la stabilité du pays et la reconstruction de ce que la guerre a détruit.

À cet égard, l’Académie déplore vivement les agissements de pirates sur les côtes somaliennes et les autres actes de pillage en mer ainsi que ceux qui menacent à la sécurité de la navigation navale et mettent en péril la sécurité de la mer rouge. L’Académie affirme que de tels actes de piraterie sont considérés comme une forme de brigandage par la jurisprudence islamique.

Quatrièmement : la République du Soudan

L’Académie déplore les accusations portées par la Cour pénale internationale contre le Président de la République du Soudan, le Général Omar al-Bachir, alors qu’il déploie de nombreux efforts pour rétablir la sécurité et la stabilité au Soudan tandis que le monde ferme les yeux sur les crimes contre l’humanité commis à Gaza, en Cisjordanie et dans d’autres parties du monde. Cela reflète la politique des deux poids, deux mesures et la sélectivité de la communauté internationale auxquelles l’académie appelle à mettre fin.

L’Académie souligne la nécessité de traiter le problème du Darfour sur le principe d’un attachement à l’unité du Soudan et de pleine souveraineté sur son territoire.

L’Assemblée déclare son soutien aux efforts bénis de l’Organisation de la Conférence Islamique avec l’appui de Son Excellence le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence Islamique, Le professeur et Docteur Ekmeleddin Ihsanoglu, dans toutes ces questions et dans d’autres domaines économiques, politiques sécuritaires. De même, elle soutient également les efforts de tous les pays musulmans dans ces domaines, en espérant les voir se multiplier et se développer.

Nous implorons Allah de protéger notre Oumma de tout mal et de la guider vers la droiture, car Allah est le Garant du succès.

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