L’anathème à l’encontre d’un Musulman: Ses causes, ses Effets et son remède
22 mars، 2015
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Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Louanges à Allah, Seigneur des Mondes. Que les éloges et le salut soient

Sur notre Maître Mohamed, Ultime Messager, sur les siens et sur ses compagnons

Résolution Nº 208 (4/22)

L’anathème à l’encontre d’un Musulman : Ses causes, ses Effets et son remède

Le Conseil de l’Académie Internationale du Fiqh Islamique de l’Organisation de la Coopération Islamique, réuni en sa vingt-deuxième session, tenue au Koweït (l’État du Koweït), du 2 au 5 Joumada al-Akhira 1436 H, correspondant au 22-25 Mars 2015,

Le Conseil de l’Académie Internationale du Fiqh Islamique de l’Organisation de la Coopération Islamique, réuni en sa 22e session, au Koweït (l’État du Koweït), du 2 au 5 Joumada al-Akhira 1436 (22-25 Mars 2015).

Après avoir examiné les recherches présentées à l’Académie sur le thème de : » L’anathème à l’encontre d’un Musulman : Ses causes, ses Effets et son remède », et après avoir suivi les débats qui se sont déroulés à ce sujet,

Vu l’aggravation du phénomène de la précipitation à jeter l’anathème sur les musulmans de l’empressement à prononcer des jugements d’apostasie à l’encontre des individus, des sociétés, des états et des gouvernements, sans aucune considération pour les principes de la Charia, ses objectifs et ses règles,

En raison des conséquences découlant de cette précipitation, comme les meurtres, la destruction et la déportation,

Après avoir exposé les dispositions de la Charia pour protéger l’entité de la Oumma et les sociétés musulmanes et les individus contre les dangers de l’anathème,

Décide ce qui suit :

Premièrement : Réaffirmation de la résolution de l’Académie n° 152 (1/17) concernant « l’Islam, la Oumma unie et indivise et les diverses doctrines idéologiques, jurisprudentielles et d’éducation spirituelle », et qui comporte l’interdiction de juger mécréant un quelconque groupe, qui croit en Allah Le Tout-Puissant, en Son Messager (bénédiction et paix sur lui), aux piliers de la Foi (croyance) et aux piliers de l’Islam; et ne renie aucun principe de la religion que nul ne saurait ignorer.

Deuxièmement : Confirmation de la résolution n° 175 (1/19) sur «La Liberté Religieuse dans la Charia : Dimensions et Principes», où il fut déclaré que l’anathème (takfir) est du ressort des savants reconnus et qu’ils ont la tâche de veiller au respect des conditions afférentes mentionnées par les Fuqahas et à l’absence de tout doute.

La même résolution met en garde contre les dangers qui découlent du Takfir (anathème) de groupes de musulmans et de les assigner à ce jugement , d’autant plus s’il s’agit des compagnons du Prophète (bénédiction et paix sur lui) et des mères des croyants (qu’Allah les agrée tous), ainsi que le fait de les dénigrer et d’amoindrir leur haute place et leur valeur.

L’Académie recommande ce qui suit :

  1. Le Secrétariat de l’Académie doit poursuivre l’application des précédentes recommandations du Conseil, concernant l’organisation de séminaires et de rencontres afin de traiter les sujets suivants :

(a) La question de « el-wala’a et el- bara' » (l’alliance et le désaveu).

(b) Le hadith d’Al-Firqa Al-Nâjiya «Le groupe sauvé», et les conclusions fondées sur ce hadith.

(c) L’anathème pour cause de non-application totale des préceptes de la Charia islamique.

L’Académie recommande également :

(1) Aux jeunes de la Oumma de se méfier et les met en garde contre les prétentions des adaptes d’idéologies déviantes et des extrémistes, et les encourage à rechercher le savoir authentique et utile, conformément aux enseignements justes et modérés., en suivant l’exemple des pieux prédécesseurs de la Oumma que sont les Compagnons leurs successeurs (tabi’in) et ceux qui les suivirent dans le bien.

(2) Aux savants et prédicateurs de la Oumma de communiquer avec les jeunes, de s’acquitter de leurs devoirs d’appeler à l’Islam, d’ordonner le bien et d’interdire le mal conformément aux enseignements justes et modérés.

(3) Aux États et gouvernements des pays musulmans de fournir les moyens nécessaires et à éliminer les obstacles à la communication entre les savants, les intellectuels, les dirigeants, d’une part, et les jeunes de la Oumma, d’autre part.

(4) Tirer profit du succès de certains pays dans leurs expériences de dialogue avec les adeptes d’idéologies déviantes, tels que la campagne de conseil « Mounasaha » (Conseil) (mounassaha) pratiquée par Le Royaume d’Arabie Saoudite.

Allah Le Très Haut est Plus Savant

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