
Son Excellence le professeur Koutoub Moustapha Sano, Secrétaire général de l’Académie internationale du Fiqh islamique, a participé aux travaux du douzième Congrès de Doha sur la finance islamique, tenu le mardi 1er Mouharram 1448 H, correspondant au 16 juin 2026, à Doha, sous le thème : « La finance islamique à l’ère des systèmes agentiques ». Organisé sous le haut patronage de Son Excellence le cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’État du Qatar, cet important rendez-vous a réuni de nombreuses institutions financières, académiques et de recherche, ainsi que des experts et spécialistes venus de différents pays.
À l’ouverture de son intervention, Son Excellence a transmis les salutations des savants et des experts de la Oumma, exprimant sa profonde gratitude à l’État du Qatar, à ses dirigeants et à son peuple pour l’attention qu’ils accordent à la science et aux savants, ainsi que pour leur soutien constant à l’économie islamique, à la recherche scientifique et au dialogue entre les civilisations. Il a également adressé ses sincères remerciements à Son Altesse le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Émir de l’État du Qatar, que Dieu le protège, saluant les réalisations scientifiques et le développement remarquable accomplis sous son leadership, qui ont contribué à faire du Qatar un pôle régional et international du savoir, de l’innovation et de l’excellence.
Le Secrétaire général a par ailleurs exprimé sa reconnaissance à Son Excellence le cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani pour son soutien constant et son généreux patronage de ce forum scientifique. Il a également salué les efforts déployés par Bait Al-Mashura Finance Consultations dans la préparation et l’organisation de cette édition du congrès, ainsi que sa contribution au développement de l’industrie de la finance islamique et à la promotion de la recherche spécialisée. Il a souligné que ce congrès s’est imposé au fil des années comme l’une des principales plateformes scientifiques consacrées aux enjeux contemporains de la finance islamique.
Abordant le thème du congrès, Son Excellence a évoqué les transformations rapides que connaît le monde dans le domaine de l’intelligence artificielle, retraçant l’évolution de cette technologie depuis ses fondements théoriques jusqu’aux modèles génératifs avancés, puis à l’émergence des systèmes agentiques intelligents capables d’analyser les données, de prendre des décisions et d’exécuter des tâches avec un degré croissant d’autonomie.
Il a souligné que l’apparition de ces systèmes marque une étape majeure dans l’évolution technologique contemporaine et nécessite une réflexion approfondie sur leurs implications dans les domaines économique, scientifique et industriel, notamment dans le secteur de la finance islamique. Il a ajouté que ces technologies exercent désormais une influence croissante sur de nombreux aspects de la vie moderne et sont appelées à jouer un rôle déterminant dans la transformation des institutions et des modèles économiques.
Son Excellence a rappelé que l’une des missions fondamentales de l’Académie consiste à étudier avec rigueur les évolutions scientifiques et technologiques, à en analyser les opportunités et les défis, puis à élaborer les orientations et avis juridiques appropriés à la lumière des principes de la charia. Cette démarche s’inscrit dans la vocation scientifique de l’Académie, qui consiste à apporter des réponses fondées aux questions émergentes et aux problématiques contemporaines.
À cet égard, il a déclaré : « Le Conseil de l’Académie, qui réunit une élite de savants et d’experts de la Oumma, est en mesure de proposer des visions et des orientations juridiques inspirées des finalités suprêmes de la charia islamique, notamment dans le domaine des transactions financières et de la gestion des richesses. Parmi ces finalités figurent la prospérité, la circulation des capitaux, leur préservation, l’équité, la transparence et la stabilité. L’orientation de ces systèmes et leur mise en conformité avec ces objectifs constituent la meilleure voie pour en maximiser les bénéfices au service des sociétés et des économies contemporaines. »
Il a également souligné que l’avenir de la finance islamique à l’ère des systèmes agentiques intelligents ne doit pas être envisagé comme une opposition entre l’homme et la machine, mais plutôt comme une relation de complémentarité entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle. Dans cette perspective, la responsabilité éthique, juridique et décisionnelle demeure entre les mains de l’être humain, tandis que les technologies intelligentes contribuent à améliorer l’efficacité, la précision et la rapidité des opérations, à renforcer la qualité des services et à soutenir les objectifs du développement durable.
En conclusion, Son Excellence le Secrétaire général a exprimé l’espoir que ce congrès débouche sur des visions scientifiques novatrices et des recommandations pratiques susceptibles d’enrichir la réflexion sur les mutations technologiques en cours. Il a également souhaité que les résultats de cette rencontre contribuent à soutenir les travaux de l’Académie internationale du Fiqh islamique dans l’élaboration de décisions et de recommandations éclairées concernant les questions émergentes liées à l’intelligence artificielle et aux systèmes agentiques intelligents, au service de l’avenir de la finance islamique et du renforcement de sa conformité aux principes et aux valeurs de l’islam.
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