
L’Académie Internationale du Fiqh Islamique (AIFI), en coopération avec la Ligue islamique mondiale (LIM), a inauguré à Djeddah, le lundi 25 Rabia al-Awwal 1448 H, correspondant au 7 septembre 2026, un colloque international intitulé « Le rôle des dirigeants religieux dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes ».
La séance d’ouverture a été présidée par Son Excellence le cheikh Dr Salih bin Abdullah bin Humaid, Conseiller à la Cour royale, Président de l’Académie, membre du Conseil des grands oulémas, imam et prédicateur de la Grande Mosquée. La cérémonie s’est déroulée en présence de Son Excellence le professeur Dr Koutoub Moustapha Sano, Secrétaire général de l’Académie Internationale du Fiqh Islamique, ainsi que de l’invité d’honneur du colloque, Son Excellence le cheikh Dr Mohammed bin Abdulkarim Al-Issa, Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale et Président de l’Association des oulémas musulmans, aux côtés d’un groupe éminent de savants, de chercheurs, de spécialistes et de dirigeants religieux.
Dans son allocution d’ouverture, Son Excellence le cheikh Dr Salih bin Humaid a souligné que la charia islamique fonde la vie humaine sur le principe de justice, associe le bien-être des sociétés à la solidité de la famille et place la préservation de la dignité humaine, des droits et du bien-être parmi ses finalités majeures.
Il a souligné que la lutte contre la violence à l’égard des femmes constitue une responsabilité collective qui requiert la conjugaison des efforts de la famille, des établissements éducatifs, des dirigeants religieux et des institutions juridiques et sociales, en vue de prévenir les différentes formes de violence et d’en traiter les causes et les conséquences.
Il a également insisté sur la nécessité de promouvoir un discours scientifique équilibré, fermement ancré dans les principes établis de la charia islamique, tout en rejetant les pratiques sociales erronées qui lui sont injustement attribuées. Une telle approche, a-t-il souligné, est de nature à contribuer à la protection des femmes et au renforcement de la stabilité familiale.
Pour sa part, Son Excellence le professeur Dr Koutoub Moustapha Sano, Secrétaire général de l’Académie, a affirmé que la protection des femmes contre la violence en islam ne relève ni de pressions culturelles conjoncturelles ni de slogans importés. Elle découle, a-t-il souligné, des principes de la foi islamique, de l’attachement aux enseignements établis de la charia et de la mise en œuvre de ses finalités relatives à la préservation de la vie, de l’honneur et de la dignité humaine.
Il a relevé que la question de la violence à l’égard des femmes ne concerne pas les femmes uniquement, mais touche l’être humain, la famille et la société dans son ensemble. La femme est mère, fille, épouse et sœur ; elle est également une partenaire essentielle dans l’édification de la famille, l’éducation des générations futures et le développement de la société.
Le Secrétaire général a en outre expliqué que les conséquences de la violence ne se limitent pas aux atteintes physiques, aux souffrances psychologiques ou aux atteintes à la dignité. Elles s’étendent à la déstabilisation de la famille, à la perturbation de l’éducation des enfants, à l’affaiblissement de la cohésion sociale et à la fragilisation de la sécurité et de la stabilité de la société.
Lors de la séance d’ouverture, l’invité d’honneur du colloque, Son Excellence le cheikh Dr Mohammed bin Abdulkarim Al-Issa, Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale et Président de l’Association des oulémas musulmans, a souligné le rôle essentiel des savants dans la réfutation des allégations formulées à l’encontre de l’islam au sujet des femmes.
Il a insisté sur la nécessité d’adopter des méthodes de communication efficaces et adaptées aux différents publics, en dépassant les réponses générales et en privilégiant des approches scientifiques, documentées et accessibles.
Il a également appelé les académies de fiqh et les institutions savantes à renforcer leur coopération en vue d’élaborer une encyclopédie scientifique exhaustive, traduite dans les principales langues du monde, consacrée aux différentes questions relatives aux femmes.
Il a indiqué que nombre d’allégations faussement attribuées à l’islam dans ce domaine résultent soit de l’ignorance, soit de préjugés et de partis pris personnels, soit d’intentions inavouées.
Son Excellence a, par ailleurs, appelé à renforcer la sensibilisation au sein de la famille en mettant en place des programmes de formation destinés aux personnes qui se préparent au mariage.
Il a conclu son intervention en déclarant :
« Aucun acte de violence portant atteinte à la dignité d’une femme, qu’il soit physique ou moral, ne saurait jouir d’une quelconque légitimité ou immunité. Il n’est pas non plus d’injustice plus grave que de justifier une telle violence au nom de la religion ou de l’attribuer mensongèrement à la charia islamique, ce qui constitue une invention contre Allah, le Très-Haut. »
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