L’Académie conclut les travaux du séminaire Le rôle des dirigeants religieux dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes
8 September، 2026

Les travaux du séminaire international organisé par l’Académie Internationale du Fiqh Islamique (IIFA) sur le thème « Le rôle des dirigeants religieux dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes » ont pris fin le lundi 7 septembre 2026, correspondant au 25 Rabīʿ al-Awwal 1448 H, à Djeddah, en présence de nombreux savants, chercheurs et spécialistes.

Durant cette rencontre, les participants ont échangé sur un ensemble de questions juridiques et sociétales liées à la protection des femmes contre la violence, en mettant particulièrement l’accent sur le rôle que peuvent jouer les savants et les dirigeants religieux dans la correction des conceptions erronées, la sensibilisation, la prévention de la violence et l’accompagnement des personnes qui en subissent les conséquences.

La séance de clôture, organisée à l’issue de la cérémonie officielle d’ouverture, a donné lieu à de riches échanges autour des recherches et des documents de travail présentés au cours du séminaire. Les discussions ont permis d’examiner les différentes dimensions de la violence à l’égard des femmes, ses causes et ses manifestations, ainsi que les références religieuses qui s’y rapportent. Elles ont également abordé les réponses que peuvent apporter les institutions religieuses, sociales et médiatiques, ainsi que le rôle des dirigeants religieux dans la prévention de la violence et la prise en charge de ses conséquences.

Les participants ont insisté sur la nécessité de définir avec précision le concept de violence à l’égard des femmes à partir des références de la jurisprudence islamique, tout en distinguant clairement les dispositions authentiques de la charia de certaines pratiques sociales ou interprétations erronées qui lui sont parfois attribuées. Ils ont souligné l’importance d’un discours religieux à la fois fidèle à ses sources et attentif aux réalités vécues par les sociétés, afin de contribuer à préserver la dignité des femmes, à protéger la famille et à renforcer la stabilité sociale.

Une attention particulière a également été accordée à certaines conceptions erronées liées à la compréhension de textes religieux. Les échanges ont permis de rappeler que ces textes doivent être lus dans leur contexte et à la lumière de leurs finalités, et qu’ils ne sauraient être invoqués pour justifier des comportements contraires aux principes de justice, de miséricorde, de respect et de bon comportement établis par la charia.

Les participants ont également évoqué la responsabilité des dirigeants religieux dans la formation de la conscience collective et dans la prévention des comportements susceptibles de conduire à la violence. À travers la prédication, la sensibilisation, le conseil et la promotion du dialogue au sein de la famille, les dirigeants religieux peuvent contribuer à mieux faire connaître le statut et les droits des femmes et à corriger les idées susceptibles de banaliser ou de justifier la violence.

Les travaux ont par ailleurs mis en lumière l’importance d’une approche qui ne se limite pas au seul domaine religieux. La lutte contre la violence à l’égard des femmes appelle, selon les participants, une coopération étroite entre les institutions religieuses, sociales, éducatives et médiatiques, ainsi qu’avec les différentes parties concernées. Une telle complémentarité permet de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation et de promouvoir une culture fondée sur le respect, la miséricorde, le dialogue et la cohésion familiale.

Les travaux du séminaire se sont articulés autour de quatre axes principaux : le concept de violence, ses causes et ses formes ; les références juridiques et la correction des conceptions erronées ; les approches sociétales, institutionnelles, médiatiques et internationales ; et le rôle des dirigeants religieux dans la prévention et la prise en charge de la violence.

À travers ces différents axes, le séminaire a cherché à apporter une compréhension plus précise de la violence à l’égard des femmes, de ses causes et de ses conséquences, tout en contribuant à corriger certaines conceptions erronées liées aux textes religieux. Il a également mis en avant la nécessité de renforcer le rôle des dirigeants religieux dans la prévention et la sensibilisation et de promouvoir un discours religieux qui conjugue la fidélité aux sources avec une compréhension éclairée des réalités contemporaines.

Les échanges ont ainsi convergé vers une même ambition : contribuer à préserver la dignité des femmes, renforcer la stabilité de la famille et consolider la sécurité de la société, en faisant du discours religieux un facteur de sensibilisation, de prévention et de rapprochement, au service de valeurs de justice, de miséricorde et de respect.

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