LA MALADIE DU SIDA
27 juin، 1993
 | 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Louanges à Allah, Seigneur des Mondes.

Que les éloges, et le Salut soient sur notre Maître Mohamed, Ultime Messager, sur les Siens et sur Ses Compagnons.

RÉSOLUTION N°82 (13/8)

LA MALADIE DU SIDA

Le Conseil de l’Académie Internationale du Fiqh Islamique, réuni en sa huitième session à Bandar Seri Begawan, Sultanat de Brunei Darussalam, du ler au 7 Muharram 1414 H (21-27 juin 1993);

Ayant examiné les études soumises à l’Académie au sujet de la maladie du Sida ;

Ayant entendu les débats sur cette question ;

Constatant au terme de ce débat que les deux péchés les plus exécrables que sont l’adultère et l’homosexualité représentent la cause principale des maladies sexuelles, dont la plus dangereuse est le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) et que la lutte contre le vice et la bonne orientation des médias et du tourisme constituent une arme importante pour les prévenir, et insistant sur le fait que, l’observance scrupuleuse des préceptes de l’Islam, la lutte contre le vice, la réforme des médias, l’interdiction des films et des feuilletons licencieux et le contrôle du tourisme constituent les moyens les plus appropriés pour éloigner ces fléaux.

DÉCIDE CE QUI SUIT :

En cas de contamination de l’un des époux par cette maladie, il ou elle est tenu(e) d’en informer son conjoint et de coopérer avec lui ou elle quant aux mesures de protection à prendre.

LE CONSEIL DE L’ACADÉMIE RECOMMANDE

Premièrement : Que les autorités compétentes des pays islamiques prennent toutes les mesures nécessaires pour se protéger contre le SIDA et punir quiconque entreprendrait de le disséminer volontairement. Il recommande également au Gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite de continuer ses efforts intensifs pour protéger les hôtes d’Allah et de prendre toute mesure qu’il jugerait nécessaire pour les protéger contre la possibilité d’être contaminé par le SIDA.

Deuxièmement : Que la victime de la maladie soit entourée de tous les soins nécessaires. Les malades du SIDA et les séropositifs doivent éviter tout ce qui peut contribuer à contaminer les autres membres de la société. De même, il convient d’accorder un enseignement adéquat aux enfants séropositifs.

Troisièmement : Que le Secrétariat Général de l’Académie charge les médecins et les théologiens d’élaborer des études complémentaires sur les sujets suivants, en vue de leur soumission aux prochaines sessions du Conseil([1]) :

  1. La mise en quarantaine du séropositif et du malade du Sida.
  2. L’attitude des employeurs à l’égard du malade du Sida.
  3. L’avortement de la femme atteinte par le virus du Sida.
  4. L’octroi du droit d’annulation du mariage pour l’épouse du malade du Sida.
  5. Le Sida peut-il être considéré comme une maladie fatale pour ce qui est des actes accomplis par le malade ?
  6. Les implications, pour les mères atteintes du Sida, sur leur droit de garde de leurs enfants.
  7. Quel est le jugement de la Charia à l’égard de quelqu’un qui transmet volontairement le Sida ?
  8. Indemnisation des victimes atteintes du Sida par suite d’une transfusion sanguine ou d’une transplantation d’organe.
  9. La pratique d’un contrôle médical prénuptial pour éviter les dangers de contamination par des maladies contagieuses, dont le Sida.

Allah est Plus Savant

([1]) Cf la résolution n°90 (7/9) .

Aller en haut